Cela faisait un bout de temps que je voulais aller manger aux Petites Sorcières de Ghislaine Arabian, la faute sans doute aux chroniques de François Simon, aux réminiscences presque sentimentales que m'évoquent la cuisine à la bière, et au livre d’Hervé Amiard.
Situé dans le quartier de Denfert Rochereau, non loin du sympathique quartier piéton de la rue Daguerre, le restaurant « Les Petites Sorcières », situé discrètement à l’angle de la rue Liancourt, se mérite. En effet, la salle est toute petite, le nombre de couverts, intimiste. En soirée, inutile de préciser qu’il vaut mieux réserver.
Première bonne surprise, c’est Ghislaine Arabian qui reçoit, avec son équipe. On se sent vraiment à l’aise, presque à la maison, ou invité par une amie qui serait un fin cordon-bleu. D’ailleurs, elle le dit elle-même* : « J’avais envie de retrouver et reproduire les goûts que j’avais eus en bouche, petite (…). C’est sans doute mon manque de connaissances culinaires qui m’a poussée à retrouver ces goûts en les abordant différemment ».
Mais passé la modestie, c’est l’esprit du bistrot que l’on ressent aux Petites Sorcières, celui d’un restaurant proche des gens, où l’on peut faire un très bon diner sans que l’occasion ne soit marquée d’un sentiment coupable, d’une excellence presque inaccessible.
Le déjeuner, ce jour-là, tournait autour du thème de la charcuterie, et non, je vous arrête tout de suite, la charcuterie n’est pas qu’un ensemble de mets gras et terriblement salés ! La charcuterie, consommée avec modération et de temps en temps, ne fait pas plus grossir que ça !
Ghislaine Arabian © Caroline Bodin - www.easyfrenchcook.com
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