On en a beaucoup parlé dans la presse ces derniers jours : le bio ne serait pas la panacée que l’on croit. Pourtant, à y regarder de plus près, l’on s’aperçoit que l’enquête incriminée dans ce nouveau débat est loin d’avoir le retentissement escompté. La Food Standards Agency, l’agence alimentaire britannique, à l’origine de cette compilation scientifique de 162 études datées entre le 1er janvier 1958 et le 15 septembre 2008, le souligne elle-même ; il ne s’agissait que d’établir une comparaison entre les avantages nutritionnels apportés par les différents produits alimentaires.
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Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, un groupement d’intérêt public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique, nous le rappelle ; « beaucoup se trompent de sujet concernant cette étude, d’ailleurs peu l’ont vraiment lue ! ».
Elle nous dit également « avoir la forte impression que l’on oublie que les points soulevés occultent surtout les bénéfices et spécificités de l’agriculture biologique qui sont le respect de la santé de tous, des cycles naturels et de la bioversité ». Pour elle, c’est « la garantie du non emploi d’OGM, la naturalité et l’authenticité qui sont les véritables avantages de l’agriculture biologique », « il ne s’agit pas seulement de protéger le consommateur mais de prendre en compte l’ensemble de la chaîne de production, d’avoir une vision à long terme, aussi bien pour la population que pour les animaux et l’environnement dans sa globalité ».
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