Ce dernier veut « valoriser davantage les produits laitiers » en créant un label « Lait de France ». Notre lait possède « une qualité particulière », et notre nouveau ministre « pense qu’elle mérite d’être reconnue et valorisée publiquement ». L’intention, une fois encore, est louable, reste un petit détail : Bruno Le Maire ne donne aucun calendrier. Toujours sur ce délicat dossier du lait, l’Etat pourrait accorder une nouvelle aide à la trésorerie des producteurs. Une manière de désamorcer la crise actuelle, ou de calmer les esprits ? Là encore, reste à constater l’efficacité et la concrétisation de ces mesures sur le terrain.

Particulièrement épineux, le dossier du lait n’est pas moins très complexe. Autre intention du ministre, celle d’afficher une transparence des prix sur Internet. Pour se faire, Bruno Le Maire propose d’organiser une table ronde qui réunirait les producteurs laitiers, les distributeurs et l’industrie agro-alimentaire. Et il justifie cette réunion en affirmant que « c’est un devoir républicain de savoir où va l’argent entre le producteur et le distributeur », des interrogations dont on a déjà pourtant des éléments de réponse… Pas sûr que cela suffise à calmer une FNSEA déjà très remontée.

Obtenir une « transparence totale » sur les prix de la filière laitière est l’une des priorités du nouveau ministère, et il souhaite que cela soit effectif d’ici la fin juillet. En spécialiste de l’Allemagne, Bruno Le Maire annonce la rédaction d’une lettre franco-allemande sur la régularisation de la production du lait, laquelle sera ensuite transmise à la Commission Européenne. Par ailleurs, il souligne également qu’il entend faire de la France un modèle en matière alimentaire, rappelant que la sécurité alimentaire était un objectif majeur pour le pays. Le chantier est important, reste à voir comment cela est-il possible à réaliser au niveau européen.