Mangez du lapin!
Par Caroline Bodin, mercredi 24 juin 2009 à 12:30 :: Marché de saison :: rss
Bon, je vous l’accorde, je suis la première à avoir eu du mal à manger du lapin. Comme beaucoup d’enfants, et pas mal d’adultes, j’ai mes raisons, symboliques bien entendu…C’est un animal si mignon, avec ses yeux ronds, ses grandes oreilles et son doux pelage ! Mais un veau ou un agneau ne sont-ils pas tout aussi attendrissants ? Aux vues des statistiques de consommation des viandes, on pourrait en douter. Seul le lapin est vraiment très peu consommé ; seulement 1,1 kg/an et par habitant !
Pourtant, c’est une viande qui a de nombreux atouts. Pour commencer, elle est pauvre en lipides, donc en graisses, et peut à juste titre être consommée comme une viande maigre. Elle est relativement plus faible en sodium que des viandes comme le poulet, le veau ou le porc et comme elles, ne contient pas de glucides. Elle est riche en acides gras oméga 3, surtout si les animaux ont été nourris avec des aliments enrichis en luzerne et surtout en graines de lin. Consommer du lapin participerait même à un rééquilibrage entre oméga 6 et oméga 3, un rapport extrêmement déséquilibré dans nos alimentations modernes.En plus, on peut préparer toutes sortes de recettes très tendance avec...

Nos amis aux longues oreilles sont également bourrés de vitamines, surtout les vitamines B3 eet B12, en phosphore et en potassium. Hyper tendre, il convient aux enfants (si on évite de le préparer entier avec une forme évoquant de près ou de loin l’animal en peluche qu’il serrent dans leurs bras le soir) et aux personnes âgées qui ont plus de mal à mâcher.



Les chefs de l’atelier Guy Martin étaient récemment là pour nous donner quelques conseils pour cuisiner le lapin. En effet, l’un des facteurs les plus en défaveur de la consommation de cette viande blanche et savoureuse est la difficulté à la préparer. Pourtant, si on ne le prépare pas entier (ce que font 67% des ménages français lorsqu’ils se décident à en acheter), il permet des recettes tout aussi simples et inventives qu’avec d’autres viandes.



Par exemple, le lapin aime les carottes, au sens propre comme au sens figuré ! Il est également friand de petits légumes, de radis, de cocos plats, d’asperges, de purée de courgettes ou de fèves. Sans parler d’une bonne poêlée de courgettes et d’oignons nouveaux, comme dans la recette concoctée ce jour-là.
     
Il existe de nombreuses manières d’accommoder la viande de lapin, elle peut être préparée, outre le traditionnel civet, grillée, en ballottine, comme la volaille, ou marinée dans une préparation à base d’anis et cuite au four.

Avec une jolie préparation, le lapin se révèle très tendance. Essayez, invitez quelques amis et procédez à un blind test. S’ils adorent votre plat, avouez-leur le pot aux roses : et bien oui, c’était du lapin ! Il n’y avait pas de petits os, la viande n’était pas molle et filandreuse et l’ensemble était parfaitement goûteux !

Merci à l’Atelier Guy Martin
35 rue de Miromesnil75008 Paris
01 42 66 33 33
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire