En milieu de journée, le gouvernement et les syndicats de restaurateurs ont fait part des premiers engagements qui doivent être pris avec parmi eux cette fameuse liste de 10 produits touchée par la baisse intégrale de la TVA.

Entrée, plat du jour, dessert, café, thé, infusion, eau minérale…, les restaurateurs devront en choisir au moins 7, boissons alcoolisées non comprises car il ne faut d’ores et déjà pas compter sur une baisse du prix du ballon de rouge ou de la bière à siroter en terrasse. Un affichage clair et précis est également prévu en devanture. Il devra indiquer la baisse de prix en pourcentage ou faire mention de l’ancien prix barré, selon la méthode employée lors des soldes.

Autre engagement pris de la part des syndicats en contrepartie du manque à gagner de l’état évalué entre 2 et 2,5 milliards d’euros par an, l’embauche possible de 40 000 personnes, dont 20 000 en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, et ce dans un délai de 2 à 3 ans. Cette mesure devrait être plus incitative qu’autre chose car difficilement applicable en temps de crise, sans compter que lors de la décennie passée, pourtant plus faste, seulement 12 000 emplois nets ont été créés dans un secteur qui en représente environ 670 000.

Reste à savoir si toutes ces mesures sont assez ambitieuses et seront appliquées dans leur totalité, concrètement, c’est-à-dire dans l’assiette du consommateur, sans compter les disparités de prix entre Paris et la province où le client se voit parfois proposer le même produit pour une addition passant du simple au double.

Quoi qu’il en soit, l’application de la baisse de la TVA sera effective le 1er juillet 2009.

Sources : La Dépêche du 27 avril 2009, Le Monde, 27 et 28 avril 2009, Libération du 28 avril 2008