Après la décision de Bruxelles de laisser les pays de l'Union européenne appliquer l'accord sur la baisse de la TVA à la restauration, restait la question du taux. L'Elysée semble avoir tranché en faveur des 5,5% réclamés par les syndicats de l'industrie hôtelière. L'activité des restaurants traditionnels sera désormais imposée au même taux que la vente à emporter. Selon l'Union des métiers de l'industrie hôtelière, la mesure va profiter à quelque 112.000 restaurants, 24.000 hôtels-cafés-restaurants et 41.000 cafés. Mais cette baisse, qui devrait engendrer un manque à gagner de 1 milliard d'euros pour Bercy, ne se fera pas sans contreparties: un effort sur les prix en salle et des engagements sur l'emploi sont au menu pour les professionnels du secteur, à qui Nicolas Sarkozy a proposé d'organiser avant la fin du mois d'avril des états généraux de la restauration.